Bassirou Diomaye Diakhar Faye dirige le Sénégal depuis le 2 avril 2024. Cet ancien inspecteur des impôts est né le 25 mars 1980 à Ndiaganiao, près de Thiès.
Longtemps resté dans l’ombre, il fut le bras droit d’Ousmane Sonko. Puis tout bascule en 2024. Sonko est invalidé. Diomaye devient le plan B. Il remporte la présidentielle avec 54 % des voix dès le premier tour. Il est le cinquième président de l’histoire du Sénégal.
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Origines et formation
Diomaye Faye voit le jour le 25 mars 1980 à Ndiaganiao. Il grandit dans une famille modeste du monde rural sénégalais.
Il choisit le droit et intègre l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar. Une maîtrise en droit couronne ses études. Ensuite, il passe le concours de l’École nationale d’administration. Il en ressort major de sa promotion, section Impôts et Domaines. Ousmane Sonko avait obtenu le même résultat quelques années plus tôt.
Carrière administrative et rencontre avec Sonko
Diomaye Faye devient inspecteur à la Direction générale des impôts. C’est là qu’il croise la route d’Ousmane Sonko. Les deux hommes se lient rapidement. Ensemble, ils fondent le Syndicat autonome des agents des impôts en 2005.
Il partage les combats de son aîné contre la mauvaise gestion publique. En 2016, lorsque Sonko est radié de l’administration, Diomaye subit le même sort. La sanction est identique : révocation pour manquement au devoir de réserve.
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Secrétaire général du PASTEF
En 2014, Sonko crée le parti PASTEF. Diomaye Faye en devient aussitôt l’un des piliers. Il occupe la fonction de secrétaire général. C’est lui qui gère l’appareil du parti. Il tient les finances et encadre les militants.
Pendant dix ans, il travaille dans l’ombre, loin des caméras. Ce n’est pas un tribun. Son rôle est ailleurs : organiser, structurer, fidéliser la base.
L’arrestation et le « plan B »
En avril 2023, Diomaye Faye sort du silence. Il critique vivement la justice sénégalaise pour son traitement de Sonko. Les autorités réagissent aussitôt. Il est arrêté puis placé en détention. Le motif retenu : « diffusion de fausses nouvelles et outrage à magistrat ».
Il reste en prison pendant près d’un an. Pendant ce temps, Sonko est lui aussi derrière les barreaux. Le PASTEF, quant à lui, est dissous en juillet 2023.

En janvier 2024, la candidature de Sonko est invalidée. Alors une décision historique est prise. Depuis sa cellule, Sonko désigne Diomaye comme son remplaçant. Le slogan fait le tour du pays : « Diomaye mooy Sonko ». En wolof, cela signifie « Diomaye, c’est Sonko ».
Le 14 mars 2024, une loi d’amnistie est votée. Les deux hommes sortent de prison ensemble. Une foule immense les accueille dans les rues de Dakar.
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Dix jours plus tard, le 24 mars 2024, Diomaye Faye est élu président. Il obtient 54,28 % des suffrages face au candidat du pouvoir, Amadou Ba.
Président de la République
Le 2 avril 2024, il prête serment. Il devient le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.
Ses premières décisions sont immédiates. Il nomme Sonko Premier ministre. Il supprime le poste de vice-président. Par ailleurs, il lance un audit de la dette publique. Cet audit révèle une dette cachée bien supérieure aux chiffres officiels. Il engage aussi la renégociation des contrats pétroliers.
En septembre 2024, il dissout l’Assemblée nationale. Le 17 novembre, le PASTEF remporte une large majorité aux législatives anticipées.
Sa ligne est souverainiste mais pragmatique. Contrairement à Sonko, il accepte le dialogue avec le FMI. Cependant il veut plus d’indépendance économique pour son pays.
La rupture avec Sonko
Pendant deux ans, le tandem fonctionne. Toutefois, des désaccords profonds s’accumulent.
D’abord sur la dette : Diomaye veut négocier avec le FMI alors que Sonko s’y oppose fermement. Ensuite sur les hydrocarbures : Diomaye temporise tandis que Sonko exige des renégociations immédiates. Enfin sur la Constitution : les députés PASTEF, loyaux à Sonko, rejettent les amendements présidentiels.
Le 22 mai 2026, la rupture est consommée. Diomaye Faye limoge Sonko de son poste de Premier ministre. Ahmadou Al Aminou Lô le remplace. Aucun ministre PASTEF ne figure dans le nouveau gouvernement.
Création de Kiiraay
En juillet 2026, Diomaye Faye franchit un nouveau cap. Il lance son propre parti : Kiiraay-Les Patriotes républicains. Le mot « Kiiraay » signifie courage en sérère, sa langue maternelle.

Techniquement, il est toujours membre du PASTEF. Mais dans les faits, la séparation avec Sonko est désormais totale. Les deux hommes se préparent désormais pour l’élection présidentielle de 2029.
Vision politique
Diomaye Faye défend plusieurs priorités.
D’un côté, la souveraineté économique. Il veut renforcer les industries locales et mieux gérer les ressources naturelles. De l’autre, la justice et la transparence. Il promet une justice indépendante. En juin 2026, il nomme l’avocat Moussa Sarr comme garde des Sceaux.
Sur le plan diplomatique, il pratique un panafricanisme pragmatique. Il se rapproche du Mali d’Assimi Goïta tout en maintenant le dialogue avec l’Occident.
Son style tranche avec celui de Sonko. Plus discret, moins flamboyant, il cultive une image de technocrate rigoureux. Ses partisans le voient comme « un homme de dossiers plutôt que de meetings ».
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Vie privée
Diomaye Faye est polygame et marié à deux épouses. Musulman, il parle le sérère comme langue maternelle. Sa vie familiale reste protégée des regards publics.
Sources
- Wikipédia — Bassirou Diomaye Faye
- Jeune Afrique — Dossiers Sénégal 2024-2026
- Le Monde — Sénégal, élections 2024
- BBC Afrique
- RFI — Actualités Sénégal
- AFP — Dépêches mars 2024 à juillet 2026
- Présidence du Sénégal — Décrets officiels 2024-2026
- Conseil constitutionnel du Sénégal










